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Les conditions de validité de la prière du vendredi
Selon l'école Mâlikie

Al-Fiqhou l-Mâlikiyyou l-Mouyassar & Al-Fiqhou l-Mâlikiyy wa Adillatouh




Les conditions de validité de la prière du vendredi

Les conditions de validité de la prière du vendredi sont les conditions sans lesquelles la prière est invalide et ne peut être accomplie. Elles sont aux nombre de cinq : l’implantation du lieu, douze hommes présents, l’Imâm, les deux sermons, la mosquée construite.


L’implantation du lieu (الاستيطان)

C’est-à-dire un lieu de résidence qui soit pérenne. Pour que cette condition soit remplie, il faut :

Que le lieu soit une ville ou un village édifié, construit au moyen de briques ou de pierre, ou encore composé de huttes faites à bases de roseaux. Tout ce qui indique la sédentarité. Un village composé de tentes n’est donc pas considéré comme une implantation, car les tentes dénotent l’instabilité, et pas la sédentarité.

Que ceux qui y résident forment une communauté autonome qui ne dépende pas d’autres qu’eux, et qu’ils puissent eux-mêmes assurer leur sécurité.



La présence de douze hommes (حضور اثنى عشر رجلا)

Selon Jâbir Ibnou `Abdi-llâh : « Le Prophète (صلى الله عليه وسلم)était débout et prêchait le jour du Vendredi lorsqu’une caravane du Châm est passée, les gens ont quitté les lieux pour la rejoindre, au point qu’il ne resta plus que douze personnes ». [Rapporté par Mouslim]

Ce nombre exclu l’Imâm. Ils doivent être présents pour les deux sermons ainsi que pour la prière. Ils doivent être également du nombre de ceux à qui la prière du vendredi est obligatoire, donc des hommes pubères résidents, et du nombre des habitants de la ville, pas des commerçants résidant en ville pour le commerce, et autre que cela.



L’Imâm (الإمام)

Il est une condition qu’il soit du nombre de ceux à qui la prière du vendredi est obligatoire. Il n’est donc pas valable qu’il soit voyageur, enfant ou esclave. L’Imâm doit être celui qui prêche en plus de celui qui prie, sauf en cas d’excuse qui autorise le remplacement, comme le saignement de nez ou la perte des ablutions.



Les deux sermons (الخطبتان)

Les deux sermons sont soumis à plusieurs conditions sans lesquels ils ne sont pas valides. Il faut impérativement pour ces prêches :

Que le prêcheur soit debout. Toutefois, s’il s’assoit il commet une faute n’entrainant pas l’invalidité du sermon, car la station lors du sermon est obligatoire, et non une condition, comme l’a rapporté l’Imâm ad-Dardîr.

Qu’ils débutent après que le soleil ait décliné du Zénith (الزوال), ce qui marque le temps d’entrée de la prière d’adh-Dhouhr, s’ils ont lieu avant, la prière est invalide.

Qu’ils aient lieux à l’intérieur de la mosquée. S’ils sont à l’extérieur, ce n’est pas valable.

Qu’ils aient lieux avant la prière.

Qu’ils soient prononcés à voix haute et en arabe, même pour des étrangers.

Que leur fasse suite directement la prière. Toutefois, un espace court laissé entre les deux sermons et la prière sera toléré.

Qu’ils fassent partie de ce que l’on appelle en arabe « sermon » (خطبة), ne serait-ce que deux vers de prose rythmée, comme « Craignez Allâh en ce qu’Il a ordonné/ Et abstenez-vous de ce qu’Il a réprouvé et abhorré ». Quant au fait de se limiter à dire « Soubhâna-llâh », « Lâ ilâha illâ-llâh » ou « Allâhou akbar », cela invalide le sermon.

Que douze hommes minimum y assistent, avec les conditions précitées.



Remarque importante : il est obligatoire d’être présent à la prière du vendredi dès que l’Imâm prend place sur le minbar, et de ne rien faire d’autre qu’écouter le sermon de l’Imâm, sous peine de voir les récompenses de sa prière du vendredi annulées. Celui qui est en retard prendra donc place en s’asseyant directement et il lui sera formellement interdit de faire les prières de salutation de la mosquée si l’Imâm à commencé le sermon.



La mosquée construite (الجامع)

La mosquée doit être une construction, bâtie dans le genre habituel des constructions de la ville (c’est-à-dire que si dans une ville les maisons étaient en or, la mosquée devrait l’être également). La prière du vendredi en plein air, en chapiteau, dans les maisons et ce qui est de cet ordre parmi ce qu’on n’a pas l’habitude de qualifier de « mosquée », n’est donc pas valable. Il faut aussi que la mosquée soit construite dans l'intention de durer, il est donc invalide de célébrer l'office du vendredi dans une mosquée construite à titre provisoire.

La mosquée doit également être dans la ville ou à proximité de celle-là, à une distance relativement courte selon ce que les habitudes des personnes considèrent comme court.

Si il y a plusieurs mosquées dans une ville, on fera la prière du vendredi dans la plus ancienne, c’est-à-dire celle dans laquelle on a célébré la prière du vendredi en premier, pas celle dont la construction a été achevée en premier. Si la prière du vendredi a été accomplie dans la mosquée la plus récente, elle sera invalide. En revanche, si par manque de place dans la mosquée la plus ancienne, on a été contraint de célébrer la prière du Vendredi dans une autre mosquée, dans le cas où la ville possède un nombre d’habitants trop important pour être contenus dans une seule mosquée, il sera permis d’officier dans plusieurs mosquées.
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