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La permission originelle :
Les choses sont permises à moins qu'on ait prouvé leur interdiction

Ittiqânou s-San`ah fî Tahqîqi Ma`nâ l-Bid`ah






Est-ce que le Prophète a fait l’ensemble des choses permises ?


Réponse du Mouhaddith, le Chaykh `Abdou-llâh al-Ghoumâriyy :



Parmi les choses connues nécessairement, c’est que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) n’a pas fait l’ensemble des choses permises (al-moubâhât : المباحات), car elles sont nombreuses et il n’est pas possible pour un homme de les accomplir toutes, encore moins de les enseigner.

[…]

Et quiconque a prétendu l’interdiction d’une chose par l’allégation que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) ne l’a pas faite, il a prétendu une chose sur laquelle ne repose aucun argument, et son allégation est rejetée.

On trouve dans les deux Sahîh d’après Khâlid Ibnou l-Walîd qu’il est entré avec le Prophète (صلى الله عليه وسلم) dans la maison de Maymoûnah. Il est venu avec un uromastyx (un lézard du désert), le Prophète (صلى الله عليه وسلم) a tendu sa main pour en prendre.

On lui dit : « C’est de l’uromastyx, Ô Messager d’Allâh ».
Il enleva donc sa main.
Je dis : « Est-ce que cela est interdit Ô Messager d’Allâh ? »
Il répondit : « Non, mais on n’en trouve pas d’où je viens, alors il me répugne d’en manger ».
Khâlid dit : « Alors, j’en découpais et en mangeais, et le Prophète (صلى الله عليه وسلم) regardait ».

Il y a dans ce hadîth un argument pour la règle des ousoûl qui stipule que le délaissement d’une chose n’implique pas son interdiction. On peut nous dire : la question de Khâlid indique une opposition à la règle précitée, et indique que le délaissement implique l’interdiction. Certains se sont appuyés sur cela pour parvenir à ce raisonnement.

On répondra : lorsque Khâlid a vu que le Prophète (صلى الله عليه وسلم) s’est abstenu de prendre de l’uromastyx après qu’il ait tendu la main pour en mangé, cela a suscité un doute en lui quant à son interdiction. Pour cela, il a interrogé le Prophète (صلى الله عليه وسلم). Le Prophète (صلى الله عليه وسلم) lui a répondu, appuyant la règle, confirmant son aspect général sur le fait que le délaissement d’une chose même après l’avoir accepté au départ ne la rend pas interdite.

Le hadîth indique également que l’aversion pour une chose ne la rend pas interdite, car le Prophète (صلى الله عليه وسلم) était dégouté et répugné par l’uromastyx, mais il ne l’a pas interdit.


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Lire le sujet sur l'abstention en complément La valeur juridique de l'abstention, sa définition et ses catégories - Cheikh `Abd Allâh al-Ghumârî
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