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La divergence dans le fiqh est une miséricorde
Chaykh Gibril Fouad Haddad




D’après le hadîth :


اختلاف أمّتي رحمة للنّاس

Ce qui signifie : « La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes »





La divergence des écoles en Islam


Le Hâfidh al-Bayhaqî, dans son livre « al-Madkhalou ‘Ilâ s-Sounani l-Koubrâ » et [le mouhaddith Badrou d-Dîn] az-Zarkachî dans « Kitâbou t-Tadhkirah fî l-‘Ahâdîthi l-Mouchtaharah » relatent : « L’Imâm al-Qâsim Ibnou Mouhammad Ibni Abî Bakr as-Siddîq a dit : La divergence au sein de la communauté est une miséricorde pour les hommes ».

Le Hâfidh al-`Irâqî, maitre de Ibnou Hajar al-`Asqalânî, a dit : « C’est une parole de al-Qâsim Ibnou Mouhammad qui a dit : La divergence au sein de la communauté est une miséricorde pour les hommes »



2) Le Hâfidh Ibnou l-Athîr dans son introduction du « Jâmi`ou l-‘Ousoûl fî ‘Ahâdîthi r-Rasoûl » rapporte la même parole de l’Imâm Mâlik d’après le Hâfidh Ibnou l-Moulaqqindans son « Touhfatou l-Mouhtâj ‘Ilâ ‘Adilati l-Minhâj » ainsi que Ibnou s-Soubkî dans ses « Tabaqâtou ch-Châfi`iyyatou l-Koubrâ ».



3) Le Hâfidh al-Bayhaqî et Badrou d-Dîn az-Zarkachî ont également dit : « Qoutada a dit : `Oumar Ibnou `Abdi l-`Azîz avait l’habitude de dire : Je détesterais que les Compagnons ne divergent pas entre eux, car s’ils ne divergeaient pas, il n’y aurait aucune liberté [pour nous] »



4) Ils rapportent également dans leurs livres respectifs susmentionnés : « Al-Layth Ibnou Sa`d a dit […] : Les gens de la connaissance sont des gens de flexibilité (tawsi`ah). Ceux qui émettent des avis juridiques ne cessent de diverger, donc telle personne autorisera une chose alors qu’une autre l’interdira, sans que l’une attaque l’autre quand elle connait sa position »



5) Le Hâfidh as-Sakhâwî a dit dans « Maqâsidou l-Hasanah » après avoir cité la parole de al-Layth susmentionnée : « J’ai lu les écrits suivants, écrits de la main de mon Chaykh (Ibnou Hajar) : Le hadîth de al-Layth fait référence a un hadîth notoire du Prophète, cité par Ibnou l-Hajib dans le Moukhtasar dans le chapitre de l’analogie (qiyâs), lequel dit : La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes. Il y a beaucoup de discutions autour de son authenticité, et nombre des savants érudits ont proclamé qu’il n’avait aucun fondement. Toutefois, al-Khattâbî le mentionne dans le contexte d’un écart dans « Gharîbou l-Hadîth »… et ce qu’il dit concernant la chaine du hadîth n’est pas exempt d’imperfections, mais il fait savoir qu’il a bien un fondement selon son jugement »



6) Al-`Irâqî mentionne tout ce qui vient d’être cité (du point 1 au point 5) dans « al-Moughniyyou `an Hamli l-‘Asfâr » et ajoute : « Ce qui est visé par « la communauté » dans cette parole, ce sont ceux qui pratiquent l’effort de déduction dans les branches de la loi (moujtahidoûn), quand la déduction est acceptable. »

Ce que voulait dire al-`Irâqî par « dans les branches de la loi quand la déduction est acceptable », c’est que la divergence n’est pas permise dans les sujets de croyance, puisqu’il y a consensus sur le fait qu’il n’y a qu’une seule vérité dans les fondements de la croyance et quiconque, qu’il soit moujtahid ou pas, adopte une position différente sort par la même occasion de l’Islam, comme l’a déclaré ach-Chawkânî*.



*Ach-Chawkânî, ‘Irchâdou l-Fouhoûl, page 259, comme il a été cité dans le livre de Mouhammad Hâchim Kamâlî, Les Principes de la Jurisprudence Islamique, page383.



Al-‘Albânî, dans son attaque sur le hadîth « La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes » ne tient pas compte de cette distinction et cite même le verset :

وَلَوْ كَانَ مِنْ عِندِ غَيْرِ اللّهِ لَوَجَدُواْ فِيهِ اخْتِلاَفاً كَثِيراً ce qui signifie : S’il provenait d’un autre que Allâh, n’y trouveraient-ils pas de multiples ‘ikhtilâf (ici dans le sens de « contradictions ») ? [Soûratou n-Nisâ/ 4], dans le but de prouver que les divergences ne peuvent être en aucun cas une miséricorde, mais sont toujours un fléau*.

Ceci s'adresse directement aux musulmans qui suivent les écoles [de jurisprudence].

Le seul savant qu’il cite pour appuyer son avis est Ibnou Hazm adh-Dhâhirî, dont l’erreur sur ce point a été montrée par an-Nawawî.

*Al-‘Albânî, Silsilât l-‘Ahâdîthi d-Da`îfah, tome 1, page76.



7) Ibnou Hazm a dit dans « al-‘Ihkâm fî ‘Ousoûli l-‘Ahkâm » (tome 5, page 64) : و هذا من أفسد قول يكون ، لأنه لو كان الاختلاف رحمة لكان الاتفاق سخطا ، و هذا ما لا يقوله مسلم ، لأنه ليس إلا اتفاق أو اختلاف ، و ليس إلا رحمة أو سخط « La parole « La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes » est la plus perverse des paroles qui soit, car si la divergence était une miséricorde, l’accord serait un courroux, et un musulman ne peut dire cela, car il ne peut y avoir simultanément accord et divergence, comme il ne peut y avoir simultanément miséricorde et courroux ».

L’Imâm an-Nawawî a réfuté cette position dans son « Charhou Sahîhi Mouslim » : « Si une chose est une miséricorde, il n’est pas obligatoire que son opposé soit l’opposé de la miséricorde. Personne ne fait ce raisonnement, et personne ne dirait ceci excepté un ignorant ou quelqu’un qui frôle l'ignorance. Allâh ta`âlâ a dit ce qui signifie : « Et de Sa miséricorde il a fait pour vous la nuit […] », Il a appelé la nuit « misericorde » : il n’en résulte pas que le jour est une punition ».



8) Al-Khattâbî a dit dans « Gharîbou l-Hadîth » : « La divergence d’opinion dans la religion est de trois sortes :
Dans la reconnaissance du Créateur et de Son unicité : rejeter cela est de la mécréance
Dans Ses attributs et Son décret : rejeter cela est de l’innovation
Dans les différents statuts des branches (‘ahkâmou l-fouroû`) : Allâh en a fait une miséricorde et une grâce pour les savants, et c’est le sens de la parole du hadîth : « La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes »*.

*Al-Jarrâhî l’a cité dans Kachfou l-Khafâ’i, tome 1, page 64.



9) Le Hâfidh as-Souyoûtî a dit dans son petit traité « Jazîlou l-Mawâhib fî Ikhtilâfi l-Madhâhib » : « Le hadîth : « La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes » possède beaucoup de bienfaits, parmi lesquels le fait que le Prophète ait prédit les divergences qui apparaitrait après son époque au sein des écoles de jurisprudences dans les branches, et c’est l’un de ses miracles car c’est une prédiction de l’avenir. Un autre bienfait est son approbation de ces divergences et sa confirmation de celles-ci, car il les décrit comme une miséricorde. Un autre encore est que la personne responsable peut choisir de suivre celle qu’elle veut parmi les quatres. [Après avoir cité la parole de `Oumar Ibnou `Abdi l-`Azîz que nous avons déjà citée au §3, as-Souyoûtî poursuit : ] Ceci indique que ce qui est visé, ce sont les divergences dans les statuts des branches. »



10) Le mouhaddith as-Samhoûdî relate la discussion du Hâfidh Ibnou s-Salâh autour de la parole de l’Imâm Mâlik à propos de la divergence chez les Compagnons : « Parmi eux se trouve un qui a tort et l’autre qui a raison, il faut, par conséquent, pratiquer l’ijtihâd ». As-Samhoûdî a dit : « Cela fait clairement référence aux jugements légaux. Ibnou s-Salâh a dit : « Ceci est différent de la parole de al-Layth concernant la flexibilité autorisée pour la communauté, puisque cela s’applique exclusivement au moujtahid, comme il est cité : « …il faut pratiquer l’ijtihâd », car les compétences du moujtahid le rendent responsable (moukallaf) pour pratiquer l’ijtihâd et il n’y a pas de flexibilité qui lui soit autorisée au-delà de ces questions de divergence. La flexibilité s’applique exclusivement à celui qui suit [l’école ou le moujtahid] (mouqallid). Ceux qui sont visés par cette parole : « La divergence de ma communauté est une miséricorde pour les hommes » sont ces mouqallidoûn. D’où l’importance de la parole de Mâlik : « Parmi eux se trouve un qui a tort et l’autre qui a raison », c’est une réponse destinée uniquement à ceux qui disent que le moujtahid est capable de suivre les Compagnons, pas aux autres. »



11) L’Imâm Aboû Hanîfah a dit dans une version plus courte du Fiqhou l-‘Akbar : « La divergence au sein de la communauté est un signe de la miséricorde divine ».



12) Ibnou Qoudâmâ al Maqdissî al-Hanbalî a dit dans « al-`Aqâ’id » : « La divergence au sein de la communauté est une miséricorde, et son accord est une preuve ».



13) Ibnou Taymiyyah dans le « Résumé des Fatâwî l-Misriyyah » a dit : الأئمة اجتماعهم حجة قطعية واختلافهم رحمة وسيعة [...] « Le consensus des Imâms est une preuve indubitable et leur divergence est une vaste miséricorde. Celui qui ne suit aucun des 4 imâm est complètement dans l’erreur, car, concernant la charî`ah toute entière, la vérité ne se trouve pas ailleurs que dans les quatre [écoles]»*.

*Ibnou Taymiyyah, Moukhtasarou l-Fatâwî l-Misriyyah, Le Caire (1980), page 35 et 54.



14) Ach-Châtibî dans le « Kitâbou l-‘I`tisâm » a dit : « Une grande partie des Salaf a considéré que les divergences dans les branches étaient un des signes de la miséricorde de Allâh. Ce qui clarifie le fait que la divergence susmentionnée soit une miséricorde est ce qui est rapporté des propos de al-Qâsim Ibnou Mouhammad :

« Allâh nous a fait bénéficier des divergences parmi des Compagnons du Messager de Allâh dans leur pratique. » Personne ne s’est attaché à la pratique de l’un d’entre eux sans qu’il ne l’ait considérée sur la bonne voie.

Doumrâ Ibnou Rajâ’ a rapporté : « `Oumar Ibnou `Abdi l-`Azîz et al-Qâsim Ibnou Mouhammad se sont rencontrés et ont commencé la critique des ‘ahâdîth. `Oumar a ensuite commencé à mentionner les choses qui différaient de ce que al-Qâsim avait mentionné, et al-Qâsim allait lui donner du fil à retordre concernant cela jusqu’à ce que la situation devienne plus clair. `Oumar lui a dit : « Ne fais pas ça ! Je déteste ôter les faveurs [de Allâh] des divergences ».

Ibnou Wahb a lui aussi rapporté de al-Qâsim qu’il a dit : « La parole de `Oumar Ibnou `Abdi l-`Azîz : « Je détesterais que les Compagnons ne divergent pas entre eux, car s’ils ne divergeaient pas, il n’y aurait aucune liberté [pour nous]. Vraiment, les Compagnons sont des Imâm par lesquels les gens sont guidés. Si quelqu’un suit la parole de l’un d’entre eux, il est sur la Sounnah ».

La signification de tout ceci est que les Compagnons ont grand ouvert la porte de l’ijtihâd ainsi que celle de la permission de divergence dans l’ijtihâd pour les gens. S’ils ne l’avaient pas fait, les moujtahidoûn auraient été gênés, car les confrontations d’ijtihâd et d’avis personnels ne concordent généralement pas : les gens qui pratiquent l’ijtihâd seraient, malgré l’obligation de suivre ce dont ils sont convaincus, obligés de suivre ce avec quoi ils ne sont pas d’accord, et c’est une sorte d’obligation insoutenable et une des plus grandes contraintes.

Allâh a donc donné à la communauté une liberté d’action au travers de l’existence du désaccord en leur sein dans les branches de la loi. C’est la porte qu’Il a ouverte pour la communauté pour qu’elle soit embrassée par Sa miséricorde. Comment pourraient-ils ne pas être ceux concernés par « Ceux à qui ton Seigneur a fait miséricorde » dans le verset :

وَلاَ يَزَالُونَ مُخْتَلِفِينَ إِلاَّ مَن رَّحِمَ رَبُّك ce qui signifie : « Et ils ne cessent de diverger, exceptés ceux à qui ton Seigneur a fait miséricorde » [Soûratou Hoûd/ 118-119]. Donc, leurs divergences dans les branches de la loi sont comme leur accord (dans le fait que les deux constituent une miséricorde). Et la louange est à Allâh. »*

*Ach-Châtibî, al-‘I`tisâm, tome 3, page 11 ; ou dans l’édition de Beyrouth (1995) : page 395.



15) Ibnou `Abdi l-Barr a dit dans « Jâmi`ou Bayâni l-`Ilm » : « Les savants sont d’accord sur le fait qu’il est permis, pour quiconque examine les différents avis des Compagnons du Prophète, de suivre l’avis de celui qu’il souhaite parmi eux. Ceci vaut aussi pour quiconque examine les avis des Imâm autres que les Compagnons, aussi longtemps qu’il ne sait pas qu’il s’est trompé et a contredit le Qour’ân ou la Sounnah ou le consensus des savants, dans ce cas-là, [ce suivi] ne lui sera pas permis. Pourtant, si cette contradiction de l’un des trois n’est pas évidente pour lui, alors il lui est permis de suivre la parole en question, même si il ne sait pas ce qui est vrai ou faux, car il fait partie de la masse des gens (al-`ammah) pour lesquels il est permis d’imiter un savant immédiatement après l’avoir questionné, même sans connaitre les sources de la réponse…

Al-`Ouqaylî a mentionné que Mouhammad Ibnou `Abdi r-Rahmân as-Sayrafî a dit :

« J’ai demandé à ‘Ahmad Ibnou Hanbal : « Si les Compagnons du Prophète divergeaient concernant une question donnée, nous est-il permis de vérifier leurs avis pour voir lequel a raison pour le suivre ? », il a répliqué : لا يجوز النظر بين أصحاب رسول الله « Il n’est pas permis de vérifier les [avis des] Compagnons du Prophète », j’ai dit : «Que devons-nous faire, dans ce cas ? », il a répondu : « Tu suis celui que tu veux »*.

* Ibnou `Abdi l-Barr, Jâmi`ou Bayâni l-`Ilm (Le Caire : Dârou t-Tibâ`ah al-Mouniriyyah), tome 2, page 78-83, et page 181.



Aboû Dâwoud rapporte que Ibnou Mas`oûd avait critiqué `Outhmân pour n’avoir pas raccourci sa prière alors qu’ils voyageaient. Ensuite, quand il a prié derrière `Outhmân, il a accompli quatre rak`ât et n’a pas raccourci sa prière. Quand ceci lui a été signalé, il a dit : « La scission est un mal » (الخلاف شر). Aboû Dâwoud a mentionné l’explication de az-Zouhrî que `Outhmân avait prié quatre rak`ât à Minâ au lieu de deux parce que cette année-là, les bédouins étaient venus en grand nombre et il a voulu leur apprendre que la prière consistait en l’accomplissement de quatre rak`ât.*

*Sounan Abî Dâwoud, al-Manâsik, Chapitre de la prière.



Ibnou Abî Zayd al-Qayrawânî a relaté dans son « Jâmi`ou fi s-Sounan » qu’Ibnou Mas`oûd a dit : « Quiconque veut suivre la Sounnah, laissez-le suivre la Sounnah de ceux qui sont morts. Ceux-là sont les Compagnons du Prophète. Ils étaient les meilleurs de cette communauté, avec les cœurs les plus pieux, les plus connaisseurs, et ceux qui parlaient le moins. Ils étaient des gens que Allâh a choisi pour la compagnie Son Prophète et l’établissement de Sa religion. Soyez donc informés de leur supériorité et suivez leurs avis, et cramponnez-vous à tout ce que vous pouvez de leurs habitudes et de leurs vies. Ils étaient certes sur un chemin droit.* »

*Ibnou Abî Zayd, al-Jâmi`ou fî s-Sounan, (éd. 198é), page 118-119.



Ibnou Qoudâmâ relate dans « al-Moughnî » les exemples suivants des Imâm fondateurs quand ils ont mis en pratique un avis qui divergeait avec leur ‘ijtihâd : « Aboû Hanîfah, Mouhammad ach-Chaybânî et Aboû Yoûsouf sont d’avis que le saignement entraine la perte des ablutions. Pourtant quand Aboû Yoûsouf a vu que Hâroûn ar-Rachîd s’est préparé pour la prière après avoir saigné sans avoir refait l’ablution, basé sur une fatwâ de Mâlik (selon l’avis de l’Imâm Mâlik, le saignement n’annule pas le woudoû’), il a prié derrière ar-Rachîd, et n’a pas refait sa prière. Il a considéré la prière valide, ceci car l’ablution de celui qui suit le verdict de Mâlik n’est pas annulé.

Une autre fois, Aboû Yoûsouf a accompli la grande ablution et a accompli [la prière du] vendredi en assemblée. Par la suite, on lui a dit qu’une souris morte avait été retrouvée dans la cuve de l’eau des ablutions. Il n’a pas refait la prière mais a dit : « Nous suivrons pour ce cas l’avis de nos frères du Hijâz (les mâlikites) : si la quantité d’eau est supérieure à deux jarres, l’eau est toujours pure.

Quand ach-Châfi`î a accompli la prière de l’aube avec les hanafites auprès de la tombe de Aboû Hanîfah à Baghdad, il n’a pas fait l’invocation après s’être redressé de l’inclinaison dans la deuxième rak`ah de la prière, comme il est exigé dans sa propre école, mais pas chez les hanafites.

L’avis de l’Imâm ‘Ahmad est similaire à celui des hanafites concernant l’obligation de faire ses ablutions après avoir saigné. Quand on lui a demandé : « Peut-on prier derrière un imâm qui se lève pour diriger la prière après avoir saigné sans avoir renouvelé ses ablutions ? » Il a répondu : « Comment pourrais-je ne pas prier derrière Mâlik et Sa`îd al-Mousayyib ? », et selon une autre narration : « Puis-je vous interdire de prier derrière tel et tel ? » C’est-à-dire, derrière les Imâm qui ne considèrent pas cela comme rendant obligatoire la petite ablution.* »

*Ibnou Qoudâmâ, Introduction de « al-Moughnî ». Tome 1, page 22.
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