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Le Khul'






Le Coran nous enseigne dans le verset 229 de la sourate 2 :



... La répudiation ne peut être prononcée que deux fois. En cas de reprise : ou on garde sa femme et on la traite avec égards, ou on lui rend sa liberté sans lui causer aucun préjudice. Il n’est pas permis au mari de reprendre quoi que ce soit de la dot qu’il lui avait donnée, à moins que les deux conjoints ne craignent d’outrepasser les limites que Dieu a fixées en continuant à vivre ensemble. Si pareilles craintes existent, nulle faute ne sera imputée à l’un ou l’autre, si l’épouse offre une compensation. Telles sont les limites établies par Dieu. Ne les transgressez pas, car c’est faire preuve d’injustice que de les transgresser...



La compréhension légale du terme khul' implique que la femme paye à son mari une certaine somme d'argent ou un bien licite et qui a de la valeur ou lui cède un droit comme celui de sa garde de l'enfant pour mettre fin à leurs noces.



Cet argent ou ce bien ou ce droit cédé doit être consenti entre les deux parties.



Il faut une formulation dans le sens du khul' et le consentement mutuel des deux parties en séance (sauf si le mari a conditionné son acceptation du Khul' à la réception du paiement convenu à terme auquel cas dès réception du paiement convenu, le khul' prendra effet immédiat). Ref: Al fiqh 'alâ al-madhâhib al-rabaa, tome IV page 359 et suivantes.

Le khul' peut être condamnable selon la loi islamique sauf s’il est fait correctement et est demandé pour des raisons justes.



Ceci en raison :


Du hadîth: où le Prophète (paix et salut sur lui) dit : « Si la femme demande à son mari le divorce sans raison (mal) qui le justifie, alors l’odeur du Paradis lui sera interdite » Rapporté par Ahmad et at-tirmidhî.



Mais ce hadith n’est pas authentique. Néanmoins, certaines écoles le jugent bon (hasan).


Et du verset ...Ne les soumettez pas (vos femmes) à des contraintes, dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous leur avez donné, à moins qu'elles n'aient commis un adultère prouvé. Entretenez de bons rapports avec vos femmes , et si vous avez quelque aversion pour certaines d'entre elles, sachez que l'on peut avoir parfois de l'aversion pour une chose qui peut cependant être pour vous la source d'un grand bonheur. Sourate 4 , verset 19.



Ainsi il ne faut pas que le khul’ soit pour porter préjudice à la femme auquel cas il sera condamnable conformément au verset coranique : ...Ne les soumettez pas (vos femmes) à des contraintes, dans le but de leur reprendre une partie de ce que vous leur avez donné, à moins qu'elles n'aient commis un adultère prouvé. Entretenez de bons rapports avec vos femmes , et si vous avez quelque aversion pour certaines d'entre elles, sachez que l'on peut avoir parfois de l'aversion pour une chose qui peut cependant être pour vous la source d'un grand bonheur. Sourate 4 , verset 19.


Ainsi dans le cas où l’homme nuit à sa femme injustement en vue du khul’, les malikites ordonnent qu’il restitue à la femme la contrepartie du khul’ (qu’elle lui avait donné) ou le droit qu’elle avait cédé, et le divorce bâin demeure.


Ibn Rushd Al-Qurtubî (Averroès), dans Bidâyah Al-Mujtahid, volume 2, chapitre du Talâq, dit : 'Tout comme un homme peut avoir recours au talâq (divorce) lorsqu’il n’aime pas sa femme (néanmoins pas d'injustice), la législation islamique (sharî`ah) donne à la femme le droit de mettre fin à son mariage si elle n’aime pas son mari. Cependant, elle devra lui rembourser la dot qu’il lui a versé (par exemple) à moins qu’il n’y ait des circonstances en raison desquelles un juge pourrait forcer le mari à prononcer le talâq sans exiger de compensation de la part de sa femme.'

Il existe un hadith concernant la femme de Thâbit Ibn Qays, lorsqu’elle alla trouver le Prophète — paix et bénédiction sur lui — et se plaignit de son mari. Elle dit qu’elle n’avait aucun grief en particulier contre lui (ni en comportement ni en religion) mais qu’elle ne souhaitait pas rester avec lui plus longtemps (qu’elle craignait si elle reste avec lui d’enfreindre la loi de Dieu non pas à cause de lui mais à cause de l’absence d’amour envers lui).



Le Prophète (paix et salut sur lui ) ne fit aucune investigation à son sujet ni au sujet de son mari pour connaître les raisons qui motivaient son désir de divorcer. Il lui demanda si elle acceptait de rendre ce qu’elle avait reçu comme dot. C’était un verger. Elle répondit qu’elle le lui rendrait. Le Prophète (paix et salut sur lui ) ordonna à son mari d’accepter le verger ainsi que le khul` (avec la formulation d’un seul divorce). Rapporté par Al-bukhârî (9/395), livre du Divorce, chapitre Al-khul’, hadîth n° 5273, qualifié d’authentique.



Combien de temps d'attente après le Khul':


Pour les 3 écoles : hanafites, malikites et shafiites, le khul` équivaut au 'talâq bâin' et la femme doit donc observer une période de viduité (`iddah) de 3 qur'
[*] et le khul' comptera dans le nombre de talâq (cf. le verset coranique 229 de Sourate 2) .



Cependant, Ibn Qayyim Al-Jawziyyah dans son Zâd Al-Ma`âd et certains autres savants hanbalites notamment, ont affirmé, à propos du khul`, que cette période de viduité de 3 qur' n’était pas nécessaire mais qu’une femme, pour pouvoir se remarier, devait attendre une menstruation seulement pour être sûre de ne pas être enceinte...


[*]Les qur', ce sont les périodes de pureté légale entre les menstrues.
Si la femme n’est pas encore menstruelle ou a dépassé la ménopause, la ‘idda (sa période de viduité) est de trois mois. Le terme de la ‘idda de la femme enceinte devenue veuve ou divorcée est son accouchement, qu’elle soit musulmane, juive ou chrétienne.
Que le divorce soit simple ou triple, le temps de la 'idda précisé est le même du fait du verset coranique 228 de la sourate 2 et du verset 4 de la sourate 65 à ce propos.
La femme divorcée quand le mariage n’a point été consommé, n’est pas tenu de la ‘idda (elle est libre de suite).
La ‘idda de la femme libre devenue veuve est de quatre mois et dix jours…



Si les effets du khul' dépendent selon les écoles (madhhab), toutes admettent qu'il emporte la dissolution immédiate du mariage. Si les époux veulent se remarier, ils doivent contracter alors un nouveau mariage (avec une nouvelle dot ...).




http://www.doctrine-malikite.fr/forum/Le-divorce-ses-causes-et-ses-statuts-en-Islam-الطلاق_m65024.html
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