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Le Sheikh de l’Islâm Ibrâhîm Al-Bâjûrî



Le Sheikh de l’Islâm Ibrâhîm Al-Bâjûrî fut l’un des savants du treizième siècle hégirien les plus célèbres, un juriste shaféite, un auteur prolifique et le Grand Imâm d’Al-Azhar Ash-Sharîf de 1263 à 1277 A.H. (1847 — 1860 E.C.).


Naissance et études

Ibrâhîm Ibn Muhammad Ibn Ahmad Al-Bâjûrî, le Sheikh de l’Islâm, naquit en 1198 A.H. (1784 E.C.) dans le village d’Al-Bâjûr ou Al-Bayjûr, dans la Province de Munûfiyyah, en Égypte.

Il étudia le Noble Coran dans son enfance dans le giron de son père, Sheikh Muhammad Al-Bâjûrî, et perfectionna les règles de sa diction, puis rejoignit les rangs des étudiants d’Al-Azhar Ash-Sharîf en 1212 A.H. afin d’y assimiler l’éthique et les sciences religieuses. Mais en 1798 E.C. (1213 A.H.) la campagne d’Égypte, menée par le général Bonaparte, commença et le jeune étudiant interrompit ses études à Al-Azhar pendant cette expédition militaire et s’installa à Gizeh.






La campagne d’Égypte

Lorsque la campagne d’Égypte toucha à sa fin en 1801 E.C., il retourna à Al-Azhar et s’y instruisit auprès de célèbres savants de son temps comme Sheikh Muhammad Al-Amîr Al-Kabîr, Sheikh `Abd Allâh Ash-Sharqâwî — le Grand Imâm d’Al-Azhar de 1793 à 1812 E.C. — et le maître Dâwûd Al-Qal`âwî. Par ailleurs, il accompagna longuement son Sheikh Muhammad Al-Fadâlî et le célèbre Sheikh Hasan Al-Quweisnî — le Grand Imâm d’Al-Azhar de 1834 à 1838 E.C.—. Il fut ainsi sevré dans les sciences islamiques au sein d’Al-Azhar Ash-Sharîf et les signes de son brio se manifestèrent dans cette citadelle du savoir.



Ses ouvrages

Lorsque le Sheikh de l’Islâm Al-Bâjûrî acheva ses études, tel un arbre aux fruits doux, son savoir offrit un asile pour une multitude d’étudiants affluant vers Al-Azhar. De plus, il se dépensa dans la composition de nombreux ouvrages dans les différentes branches des sciences islamiques, commenta des ouvrages classiques de la littérature islamique et devint une référence parmi les savants de son époque.

Parmi ses ouvrages, citons :



  1. Une glose en marge de l’Épître de « Lâ Ilâhâ Illâ Allâh » par son Sheikh Muhammad Al-Fadâlî
  2. Une glose en marge de l’épître dite Kifâyat Al-`Awâmm Fîmâ Yajibu `Alayhim Min `Ilm Al-Kalâm (« La provision suffisante pour les gens du commun de ce qui leur incombe de la science du Kalâm ») par Al-Fadâlî
  3. Une glose en marge de Fath Al-Qarîb Al-Majîd Sharh Bidâyat Al-Murîd (« Ouverture du Proche Majesteux, explication de l’initiation de l’aspirant ») par As-Sibâ`î
  4. Une glose en marge de Mawlid Al-Mustafâ (« La naissance de l’Élu ») par l’érudit Ibn Hajar Al-Haythamî
  5. Une glose en marge de la Sunûsiyyah en matière de credo (`Aqîdah)
  6. Une glose en marge de Mawlid Al-Mustafâ (« La naissance de l’Élu ») par Sheikh Ad-Dardîr
  7. Une glose en marge du poème de Sheikh Al-`Amrîtî en grammaire arabe
  8. Une glose en marge du célèbre poème Al-Burdah de l’Imâm Sharaf Ad-Dîn Al-Bûsîrî
  9. Un commentaire intitulé Tuhfat Al-Murîd (Cadeau de l’aspirant) en marge de Jawharat At-Tawhîd (Le joyau du monothéisme) par Al-Lalqanî en matière de credo.

    Cet ouvrage devint un élément classique du cursus des instituts azharites et d’autres établissements religieux dans le monde musulman et constitua l’une des références du credo sunnite les plus étudiées.
  10. Une glose en marge de l’ouvrage d’Ash-Shanshûrî dans les règlements juridiques de l’héritage en islam
  11. Un commentaire en marge de l’ouvrage Ad-Durar Al-Hisân `Alâ Fath Ar-Rahmân Fîmâ Yahsulu bihî Al-Islâm wal-Imân (Les perles magnifiques et ouverture du Miséricordieux dans ce qui réalise un islam et une foi corrects) d’Az-Zabîdî
  12. Une glose en deux volumes en marge du commentaire d’Ibn Qâsim sur le précis d’Abû Shujâ` en matière de jurisprudence selon l’école shaféite.
  13. Al-Mawâhib Al-Laduniyyah `Alâ Ash-Shamâ’il Al-Muhammadiyyah, un commentaire de Ash-Shamâ’il Al-Muhammadiyyah (Les vertus Muhammadiennes) de l’Imâm At-Tirmidhî.


`Abd Ar-Razzâq Al-Bîtâr dit après avoir évoqué les ouvrages susmentionnés : « Il a par ailleurs des ouvrages inachevés, c’est pour cela que nous choisîmes de les passer sous silence. Il avait coutume, puisse Dieu lui faire miséricorde, d’étudier et de bénéficier [du savoir d’autrui], puis d’enseigner et de faire profiter les autres de son savoir. » [1]

Il dit plus loin : « Sa langue fut, en permanence, humide de la mention de Dieu et de la récitation du Coran, art où il excella et surpassa ses contemporains. Il éprouvait aussi un amour ardent pour la Famille du Noble Messager — paix et bénédictions sur lui —, et veillait ainsi à leur rendre visite et à se présenter à leur noble cour. En somme, il dépensa, puisse Dieu l’agréer, son temps dans l’obéissance à son Seigneur et la gratitude envers Lui pour Ses Bienfaits à son égard. Parmi ces bienfaits, il y a le succès recueilli par ses ouvrages auprès du public, de son vivant même. »





Ses disciples

Parmi ses disciples, on cite brièvement le Grand Imâm d’Al-Azhar Sheikh Muhammad Al-Inbâbî, le savant du Hadîth Sheikh Muhammad Duweidâr Al-Kafrâwî, le savant du Hadîth le Sheikh centenaire Muhammad Ibn `Abd Allâh Al-`Âqûrî Al-Lîbî Al-Misrî, Sheikh Muhammad `Ayyâd At-Tantâwî et le Muftî des Hanafites à Yâfâ (Jaffa) Sheikh Husayn Ibn Salîm Ad-Dajânî. Il enseigna également à Sheikh Rifâ`ah At-Tahtâwî l’un des artisans de l’Égypte moderne.





Décès du Grand Imâm d’Al-Azhar

Il fut choisi par ses pairs pour le poste du Grand Imâm d’Al-Azhar en 1263 A.H. (1847 E.C.). À cette occasion, Muhammad Kamâl Ad-Dîn composa un poème élogieux pour le féliciter, poème qu’Al-Bîtâr reproduisit intégralement dans sa Hilyah.









Al-Azhar, façade sud-est


Alors qu’il dirigeait Al-Azhar, il dispensait un cours d’exégèse coranique où il commentait l’exégèse de l’Imâm Al-Fakhr Ar-Râzî, puis dut interrompre cette activité pour des raisons de santé. La Mosquée Al-Azhar connut alors une période de troubles pendant laquelle un quartet de savants suppléa au Sheikh Al-Bayjûrî pendant sa maladie de mort. Il retourna à Dieu en 1277 A.H. (1860 E.C.) après une vie passée au service du savoir et d’Al-Azhar. Puisse Dieu lui faire miséricorde.

Le poste de Grand Imâm resta vacant pendant quatre ans jusqu’à la nomination du Sheikh Mustafâ Al-`Arûsî en 1864 E.C.





http://www.islamophile.org/spip/Le-Sheikh-de-l-Islam-Ibrahim-Al.html
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