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Question : Il y a un certain nombre de Hadiths dans lesquels le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) fait allusion de façon plus ou moins explicite à l'excision. Par exemple, dans un Hadith, il est rapporté que le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) a recommandé que l'excision soit faite de façon modérée. Dans un autre Hadith, le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) a compté le "Khitân" (circoncision) comme faisant partie de la "Fitrah" (nature primordiale). Enfin, il y a encore une autre Tradition qui fait allusion au contact des "deux parties circoncises" lors des rapports intimes. Doit-on déduire de là que l'excision est une pratique instituée et recommandée par l'Islam ?



Réponse :
Par rapport aux Hadiths qui sont rapportés au sujet de l'excision, je voudrai faire quelques humbles remarques :
Le premier Hadith que vous avez évoqué est rapporté par Abou Dâoûd. Il relate le fait qu'il existait une femme à Madinah dont le travail était de pratiquer l'excision. Le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) lui conseilla (en ce sens) de ne pas couper de façon excessive le clitoris car cela est meilleur pour la femme et apporte plus de plaisir à l'époux.
Tout d'abord, dans ce Hadith, il n'est dit à aucun moment que c'est l'Islam qui a institué l'excision. Au contraire, le récit laisse supposer que cette pratique existait bien avant la venue du Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam).
Selon mon humble opinion, à l'instar de nombreuses autres habitudes n'ayant aucun lien avec la pratique religieuse et qui existaient en Arabie avant l'avènement de l'Islam, celle de l'excision n'a pas été rejetée par le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) pour la simple et bonne raison qu'à ce moment, dans les conditions qui prévalaient au sein de la société arabe, celle-ci était considérée comme un acte honorable pour la femme.
Cela est clairement exposé dans un autre Hadith (dont l'authenticité n'est pas fermement établie) cité par l'Imâm Ahmad r.a.: "La circoncision est sounnah pour les hommes et elle est un acte d'honneur pour les femmes."
De même, dans le Hadith de Aboû Dâoûd cité ci-dessus, on remarquera que la première raison donnée par le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) pour ne pas couper de façon excessive le clitoris est que "cela est meilleur pour la femme."
Je pense que l'on devrait bien réfléchir sur cette partie du Hadith, qui laisse comprendre que par l'excision, c'était l'intérêt de la femme qui était recherché…
Par ailleurs, on pourrait rappeler que les arabes, à l'époque de la Révélation, étaient connus pour leur grande force physique. Comme ils vivaient dans des régions désertiques où la chaleur était intense et se nourrissaient principalement de dattes, il est dit qu'ils devaient très souvent avoir recours à des saignées (appelées en arabe "Hadjâmah") afin de retirer l'excédent de sang qui était nuisible à leur organisme.
D'après ce que j'ai entendu dire (je n'ai malheureusement pas les références), leur façon de procéder pour ces saignées était assez particulière : Parfois, ils n'hésitaient pas à s'ouvrir le dessus de la tête afin de laisser s'écouler le " surplus " de sang…
De nos jours, une telle pratique serait complètement réprouvée… Ne pourrait-on pas comparer la pratique de l'excision à celle-ci ?
Une chose est sûre : Le fait que l'excision ait été conservée après l'avènement de l'Islam n'en a pas fait pour autant une pratique religieuse.
Cela est explicitement mentionné par Ibnou Qoudâma dans son célèbre ouvrage "al Moughni'".
En ce qui concerne le second Hadith que vous avez rappelé, il faut se dire que dans cette Tradition, au même titre que le fait de se tailler la moustache, la circoncision évoquée par le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) ne concerne que les hommes.
Il n'est donc pas question ici de l'excision
A ma connaissance, il n'existe aucune divergence à ce sujet.
Enfin, pour le dernier Hadith, il est possible que vous fassiez allusion à la Tradition suivante, citée dans le "Sahîh Mouslim" et le "Sounan Ibnou Mâdja":
"Lorsque les deux parties circoncises se rencontrent, alors le bain est devenu obligatoire, même s'il n'y a pas eu éjaculation."
Si c'est le cas, alors ce qu'il est important de noter, c'est que l'objet de ce Hadith n'est pas de recommander ou non la circoncision ou l'excision ou même de lier l'obligation du bain au fait que les parties génitales soient circoncises.
En fait, par ces propos, le Prophète Mouhammad (sallâllâhou alayhi wa sallam) enseigne à sa "Oummah" à partir de quand le bain devient obligatoire lorsqu'il y a rapport charnel.
Pour cela, au lieu d'employer des termes crus, il a fait usage d'une expression plus pudique mais exprimant quand même de façon claire ce qu'il veut dire.
Ainsi, au lieu de citer nommément les parties génitales masculines et féminines, il y a fait référence par une de leur caractéristique, à savoir le fait d'être circoncis (pour l'homme) ou excisé (pour la femme) (encore une fois, il ne faut pas oublier que l'excision était une pratique courante à cette époque).

Wa Allâhou A'lam !
Et Dieu est Plus Savant !



http://www.musulmane.com/modules.php?name=News&file=article&sid=25
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Question : L'islam a-t-il ordonné une forme de circoncision pour la femme comme il l'a fait en ce qui concerne l'homme ?




Réponse :

Avant de répondre à votre question, nous voudrions rappeler qu'il existe de par le monde trois ou quatre formes de "circoncisions" féminines :


a) le fait d'enlever le demi-prépuce (c'est à dire le capuchon qui recouvre la partie antérieure du gland clitoridien) ;
b) la clitoridectomie, qui consiste à enlever le clitoris lui-même ;
c) la circoncision pharaonique, où sont enlevés : le demi-prépuce, le clitoris, les petites lèvres et les grandes lèvres ;
d) l'infibulation, qui consiste à placer un anneau (fibule) entre les grandes lèvres ou à coudre ces grandes lèvres.


Voici ce que nous dirons maintenant par rapport à votre question :

Dans les sources musulmanes, la "circoncision" féminine (même sous sa forme a citée ci-dessus) ne fait pas l'objet d'une obligation. Les sources musulmanes ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (voir Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 419).



Des Hadîths la recommandant, aucun n'est authentique (sahîh) ou bon (hassan) : Awn ul-ma'bûd, dernières lignes du commentaire du Hadîth n° 5271 ; Fiqh us-sunna, tome 1 p. 33, note de page ; Tahrîr ul-mar'a, tome 6 p. 150.

2) Dans certaines régions du monde, une certaine forme de circoncision féminine était pratiquée, et c'était le cas en Arabie à l'époque du Prophète (sur lui la paix). Le Prophète a dit que cela devait rester dans le cadre de la forme a) et ne pas prendre la forme b) (ne parlons pas de la forme c) ou d) !).



Il a dit ainsi à une femme de Médine : "N'enlève pas. Cela sera source de plaisir pour la femme et apprécié par le mari" (rapporté par Aboû Dâoûd, n° 5271)


Le savant al-Azîm-âbâdî écrit en commentaire des mots "apprécié par le mari", employés par le Prophète : "Ceci parce que lorsque le mari fait à sa femme des attouchements sur ses lèvres et son clitoris (…), la femme en ressent du plaisir au point d'atteindre parfois l'orgasme sans qu'il y ait pénétration. En effet, cette partie du corps est très innervée et donc très délicate. C'est pour cette raison que le Prophète a ordonné de ne pas l'enlever, afin que la femme ressente du plaisir. Son mari appréciera alors d'avoir des jeux amoureux faits avec elle (…). Et tout ceci sera la cause de plus d'amour et d'entente entre l'époux et l'épouse. Tout ce que j'ai écrit là est mentionné dans les ouvrages de médecine" ('Awn ul-ma'bûd sharh sunan Abî Dâoûd, commentaire du Hadîth sus-cité).


La limite fixée par le Prophète a donc justement comme objectif que l'épouse ne soit pas privée d'un droit qui lui était déjà reconnu par les sources musulmanes : la satisfaction sur le plan intime. D'ailleurs le droit musulman reconnaît comme cause légitimant le divorce au profit de l'épouse le fait que son mari soit impuissant ou refuse d'avoir des relations intimes avec elle.



Nous sommes donc ici exactement à l'opposé de l'objectif poursuivi dans d'autres cultures (priver la femme du plaisir qui lui revient au moment de l'acte intime).


J'avais pensé d'abord ne pas reproduire le texte de al-Azîm Abâdî cité ci-dessus, à cause de la multitude de détails anatomiques qui y figurent, mais j'ai ensuite réalisé que le faire était nécessaire par rapport à votre question, pour prouver au moins trois choses :



1) Nos savants musulmans (ulémas) n'ont pas hésité (bien sûr en restant dans le cadre éthique voulu) à aborder des sujets tels que celui-ci.

2) Ce commentaire nous permet de voir que l'islam n'a pas comme objectif que l'homme ait une sexualité épanouie et pas la femme.

3) Comme l'a dit ce savant en commentaire des mots du Hadîth, le mari est plus heureux lorsque son épouse vit avec lui une sexualité épanouie ; comment un homme pourrait-il vouloir une ablation du clitoris de la femme afin, au contraire, que celle-ci ne ressente presque plus rien tout au long de sa vie ?


Synthèse de la réponse :

Les sources musulmanes n'ont pas rendu obligatoire pour la femme la "circoncision" et ne lui ont pas non plus donné le caractère recommandé qui revient à la circoncision pour les hommes (même la "circoncision" féminine sous sa forme a citée plus haut).



Une "forme de circoncision" pour les femmes était pratiquée chez certains Arabes avant la venue de l'islam, et le Prophète y a apporté comme restriction le fait que ne soit pas enlevé le clitoris.



L'objectif est que la femme ne soit pas privée de ce qui lui revient de droit au moment des relations intimes avec son mari.

Wallâhu A'lam (Dieu sait mieux).







maison-islam.com
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Pour une très jeune fille, elle consiste à couper la plus petite extrémité du clitoris et cette opération est appelée : « Al-Khafdh ».


Dans les rites Malékites et Hanéfites, c’est une tradition religieuse pour les garçons et pour les filles c’est un simple acte modérateur facultatif de l’excitation sexuelle (Makrouma).

Le Prophète dit : « La circoncision est une tradition pour l’homme et une « Makrouma » pour la femme »


Les Chafites considèrent que c’est une obligation pour les deux sexes sur la base d’un Hadith rapporté d’après le Prophète qui aurait dit s’adressant à un nouveau converti :

« Débarrasse-toi du signe de l’incrédulité et circoncise-toi »,

ainsi que :


« Quiconque embrasse l’Islam doit pratiquer la circoncision ».


Selon les Hambalites c’est une obligation pour le garçon et une « Makrouma » pour la fille sur la base des Hadiths précités et aussi un signe distinctif des musulmans de sexe masculin et par conséquent une obligation comme tous leurs autres signes, et pour les musulmanes c’est une simple « Makrouma ».


Selon deux Hadiths le Prophète qui s’adressant à une femme a dit :
« Effleure et ne pratique pas d’ablation »

et d’après Oum Atiyya :
« Si tu pratiques l’excision, effleure »

c’est à dire légèrement sans exagération ni ablation.


Remarque :

En tout état de cause, selon les trois rites malékites, hanéfites et hambalites, au cas où l’excision n’est pas pratiquée par la femme, cette dernière n’aura pas pour autant commis un grand péché, ni une désobéissance ou même une simple infraction, surtout s’il n’y a pas de nécessité d’hygiène ou de climat.


Enfin, l’excision de la fille, serait motivée pour ceux qui la pratiquent par le désir de modération et d’apaisement de l’excitation sexuelle chez la femme surtout dans les pays chauds.







fichier .pdf émanant de la Mosquée de Paris (http://www.mosquee-de-paris.net/Conf/Theologie/II0301.pdf)
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